Protégez vos données sensibles : conformité, NIS2, RGPD, des solutions pour les PME ?

Les failles de Spectre et Meltdown

Récemment, les virus Spectre et Meltdown ont fait trembler le monde informatique, soulevant une grande inquiétude parmi les experts en cybersécurité. Ces vulnérabilités affectent la plupart des processeurs modernes commercialisés par des géants de l’industrie tels qu’Intel, ARM et AMD. Ce qui rend ces failles particulièrement préoccupantes, c’est qu’elles touchent une large gamme d’appareils, des ordinateurs de bureau et serveurs aux smartphones et tablettes. Spectre et Meltdown exploitent des failles dans les mécanismes de gestion de la mémoire des processeurs, permettant aux attaquants d’accéder à des informations sensibles, comme des mots de passe ou des données confidentielles, stockées en mémoire. Ces vulnérabilités sont particulièrement dangereuses car elles ne dépendent pas des logiciels installés, ce qui les rend difficiles à détecter et à corriger. Le problème a provoqué des vagues d’inquiétude dans le monde entier, les entreprises et utilisateurs se retrouvant dans l’incertitude quant à la sécurité de leurs appareils. Des patchs et mises à jour de sécurité ont été déployés pour atténuer les risques, mais les experts soulignent que cette situation met en évidence la nécessité d’une vigilance accrue face à l’évolution des menaces informatiques.

Que sont réellement Spectre et Meltdown ? 

Ces deux failles, Spectre et Meltdown, concernent les processeurs des ordinateurs, qui sont essentiels au traitement des données. Ces processeurs sont dotés d’une mémoire protégée, utilisée pour exécuter des opérations en temps réel et assurer une gestion efficace des informations. Cependant, ces vulnérabilités permettent à des logiciels malveillants de contourner cette protection. Une fois qu’un attaquant a réussi à exploiter l’une de ces failles, il peut accéder à des données sensibles stockées en mémoire, telles que des identifiants de connexion, des mots de passe, ou encore le contenu de certains e-mails et documents personnels. Cette intrusion permet aux cybercriminels d’accéder à des informations confidentielles qui, autrement, devraient être inaccessibles, exposant ainsi les utilisateurs et les entreprises à des risques de vol de données et d’usurpation d’identité. Ces failles sont particulièrement dangereuses car elles ne nécessitent pas d’interaction de l’utilisateur, et les attaques peuvent se produire en arrière-plan, rendant difficile leur détection. Les entreprises et les utilisateurs doivent donc prendre des mesures préventives, comme la mise à jour régulière des systèmes, pour limiter l’impact de ces vulnérabilités.

Qu’est-ce qui les différencient ? 

Les deux virus sont clairement identifiables. 

  • Meltdown retire les protections entre les applications et le système d’exploitation.
  • Spectre, plus dangereux, quant à lui brise l’isolation entre différentes applications. Le pirate informatique peut ainsi passer d’une application à une autre pour récupérer les données.  

Quels sont les risques encourus ? 

Dans tous les cas le risque est l’accès d’un des deux virus à la mémoire de l’appareil et donc de ses données sensibles. Toutes les informations traitées par l’ordinateur ou autre appareil, peuvent être accessibles.  

Les entreprises concernées par le bug (Intel, Microsoft, Apple, OVH etc…) travaillent sur un patch pour régler le problème concernant Meltdown.
Pour Spectre en revanche, il n’existe pour le moment aucun patch logiciel total, puisque le bug est inhérent à la manière dont les puces sont produites. Cependant, les fabricants de matériel informatique ont annoncé la mise à disposition de firmware et microcode pour les composants matériel. 

Ces virus présentent donc un sérieux problème pour le monde informatique, car dans le cas de Meltdown, aucun patch ne résout entièrement le problème et dans le cas de Spectre c’est la façon dont sont produits les processeurs et donc les ordinateurs qui doit être repensée. Il n’existe donc pas de solution à court terme pour le moment.  

Quelles sont les solutions ? 

Pour être protégé, il faut il faut donc réunir plusieurs conditions : 

  • Appliquer le correctif de l’éditeur du système d’exploitation 
  • Mettre à jour tous les navigateurs présents sur la machine  
  • Vérifier et le cas échéant mettre à jour le BIOS/UEFI de la machine 

L’application de ces correctifs peut toutefois impacter la performance des machines, puisque la vulnérabilité exploite une méthode qui fait fonctionner le processeur plus rapidement.